28.04.2008
Conférence sur l'europe, mardi 29 avril
Le 13 mai aura lieu une conférence de deux parties, en partenariat avec l'association "les prophètes du droit", sur le thème principal des formations et débouchés pour les étudiants à l'international, suivie d'un débat sur l'avenir de l'europe, tant dans son influence internationale que par sa place dans la mondialisation. Les intervenants seront Tokia Saïfi, ancien ministre et député européen, Ioannis Panoussis, enseignant à la FLD - Science Po - EDHEC, et d'autres spécialistes du sujet.
10:03 Publié dans Conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étudiants libéraux européens, ele, conférence, europe
13.04.2008
Débat du 22 avril, "Religions et Politique"
Prochain débat étudiant: le mardi 22 avril, rendez vous à 19h dans le hall de la faculté libre de droit.
Le thème de ce débat sera "Religions et Politique". Il traitera donc de la laïcité et de tous les rapports entre les religions et L'Etat, la société, et la politique.
Supervisé par un médiateur, le débat sera divisé entre des exposés objectifs réalisés par des étudiants à ce sujet, un concours d'éloquence préparé entre deux parties d'opinion divergente, puis un débat ouvert, sous le signe d'un dialogue constructif.
Au plaisir de vous voir le 22 avril!
10:03 Publié dans Débats étudiants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : débat, étudiant, ele, lille
11.04.2008
Article d'Adrien Dehelly sur l'integration
L'exigence et l'idéal républicain, fondements de l'intégration
La confrontation des différences peut être un enrichissement, mais elle l’est d’abord pour les psys et les marchands d’armes. Il faut donc trouver un moyen d’effacer ou d’atténuer ces différences, ou de les rendrent supportables. Ce moyen est appelé l’intégration.
A cette vieille idée est désormais préféré l’abandon du modèle assimilationniste français, qui permettrait une société plus ouverte, plus tolérante ou enfin adviendrait la société multiculturelle où seul l’Universel commun des valeurs démocratiques lierait abstraitement les individus les uns aux autres.
La Viabilité de ce projet peut-être mis en doute. Si on considère L’Homme comme politique par nécessité plus que par nature, il lui faut alors une raison pour vivre avec ses semblables. Se contenter de l’intérêt comme seul lien, serait rendre les collectivités humaines bien instables. Il faut dès lors un fondement plus noble et plus stable ; comme par exemple l’appartenance à une même nation.
La nation française a souvent été définie, non par une appartenance préalable de chacun à une communauté culturelle, mais par une communauté de destin. Cette communauté résulterait d’un choix. Cette idée est identique à celle qui fonderait l’Etat selon les philosophes du contrat social, comme Rousseau ; et cela n’est pas innocent puisque la nation et l’Etat sont, en France, consubstantiels, c'est-à-dire que l’un n’a jamais existé sans l’autre.
Cette idée de choix, était résumée par : Pour être français, il suffit de le vouloir !Dans ce cas, la volonté serait la seule condition ; mais une condition qui en contient tant d’autres, comme la volonté de s’intégrer, celle d’apprendre la langue, ou celle d’aimer son nouveau pays.
Cette volonté serait celle de s’assimiler. Il s’agirait d’entrer dans la communauté nationale ; non pas pour devenir identique aux autres, mais pour adopter une forte identité commune. L’amour du pays n’est rien d’autre que l’amour de cette identité commune. C’est cette notion d’amour patriotique qui montre que l’assimilation ne se fonde pas sur la volonté. On ne peut aimer cette communauté avant d’en faire partie. Ce poids de la volonté est en réalité une fiction nécessaire. Car la volonté est nécessaire mais pour renoncer à son identité première et non pour en adopter une nouvelle. Le seul choix que l’immigré fait en s’assimilant c’est d’oublier qu’il est d’abord un étranger. Voila l’origine de la névrose assimilationniste : pendant un temps le nouvel-arrivant a perdu son identité ancienne sans avoir pour autant gagné sa nouvelle. Il devient apatride avant de pouvoir devenir français. Ce processus est douloureux et nul ne le fera spontanément ; l’assimilation ne peut se faire de manière satisfaisante par simple acclimatation, ou par simple volonté. On ne devient français qu’après une lutte intérieure contre soi.
Deux choses peuvent pousser quelqu’un à réaliser cet acte contre nature, de lutter et de triompher de soi-même : l’espoir et l’obligation. Cet l’espoir, c’est l’existence d’un rêve français qui ne consisterai pas seulement en un El Dorado économique, mais aussi en un idéal universel tel que le fut celui de la IIIème République pour les immigrés de l’époque. Il ne faut cependant pas être naïf ; la meilleure façon pour que des immigrés s’intègrent est d’exiger d’eux qu’ils le fassent.
Aujourd’hui, le dénigrement de la France qui détruit cet idéal républicain, se conjugue avec l’abandon de l’exigence d’intégration des immigrés à cette France désenchantée. Alain Finkielkraut avait résumé cela par: « comment intégrer dans une France qui ne s’aime pas des gens qui n’aiment pas la France ? ». Le résultat néfaste de cette mentalité et de cette politique est la privation, pour les jeunes générations issues de l’immigration, de ce ciment national si précieux, au profit d’une identification imaginaire au pays d’origine de leurs parents.
Deux solutions excessives et idéologiques nous sont souvent proposées : soit d’agir sur les flux migratoires en tentant vainement de les diminuer, soit d’accepter une diversité, qui ne mènerai qu’à l’implosion sociale par le communautarisme. Il me semble pour ma part, qu’il suffit pour intégrer, de continuer l’œuvre des pères fondateurs de notre système républicain en exigeant l’assimilation et en promettant la liberté et l’égalité pour ceux qu’unissent la fraternité.
02:58 Publié dans Articles parus dans le journal de l'ELE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


